INSTALLER ET PROTEGER LES INSTALLATIONS

L’intention de ce site n’est pas de vous proposer un cours d’installations électriques. Nous ne viserons que les réalisations d’amateurs. Il serait exceptionnel que vous deviez réaliser une installation complète dans une nouvelle construction et de même les installations industrielles sont hors de votre portée. Proportionnellement à vos besoins, certains sujets seront décrits plus en détail que d’autres. Dans certains cas donc, il ne faut pas vouloir remplacer le monteur électricien mais par contre, de nombreuses occasions vous permettront de mettre à profit les indications pratiques que vous trouverez dans ce site.

Electrical Equipment On House

Votre raccordement électrique.

Sans remonter plus loin que les canalisations aériennes ou souterraines qui sillonnent les rues, vous devez savoir que le branchement particulier qui fait la liaison entre ces canalisations publiques et votre installation personnelle est et reste la propriété de la Compagnie distributrice. Gardez-vous bien d’y toucher en raison du danger et des responsabilités encourues.

Si votre habitation n’est pas encore alimentée en électricité, comme c’est encore le cas de nombreuses habitations rurales, il appartient au propriétaire et non au locataire de formuler la demande de raccordement en spécifiant la puissance nécessaire à l’exploitation de l’installation. Dans le cas où la puissance demandée est inférieure aux besoins réels de l’installation, le renforcement ultérieur du raccordement est établi aux frais du propriétaire. Après les branchements raccordés au réseau de distribution, le courant électrique est fourni à l’installation proprement dite par l’intermédiaire d’un tableau dont l’importance et la position sont déterminées par les Conditions de raccordement édictées par la Société. Par conséquent, vous ne pouvez pas installer le tableau de distribution à l’endroit qui vous convient. Renseignez-vous au préalable auprès de la Société d’électricité. Les dispositions du tableau et leur emplacement varient suivant le nombre de raccordements à établir dans un même immeuble. Si l’immeuble ne comporte qu’un seul logement (habitation particulière), il n’y aura qu’un seul tableau de distribution mais pour les habitations à logements multiples, voici la disposition généralement admise. Le raccordement individuel de chaque abonné se fait à l’intérieur de chaque appartement. Sur le branchement unique (généralement en sous-sol) est installé un coupe-circuit général qui commande une colonne montante. Sur cette dernière sont branchés les raccordements particuliers. Ceux-ci sont alors identiques aux branchements pour immeubles à logement unique. Le tableau de distribution assure deux rôles : la protection et la mesure des consommations. Suivant les dispositions en vigueur, le tableau comporte une ou deux dalles distinctes de dimensions déterminées. Sachez ensuite que la Société de Distribution vous fournit l’énergie électrique sous une certaine tension ; celle-ci étant comparable à la pression dans une canalisation d’eau.  pour connaître la pression d’eau dans la province de Namur, vous pouvez faire appel à un plombier chauffagiste à Namur, plombier chauffagiste à Gembloux, plombier chauffagiste à Andenne ou plombier chauffagiste à Dinant.

 

En pratique, cette tension exprimée en volts est de 115 ou de 230 v. en France et de 110 ou 220 v. en Belgique. 11 doit être ménagé sur le tableau un espace libre de 27 x 30 cm. pour la mise en place du compteur.

Voyons d’abord le tableau d’une installation pour habitation à logement unique. Le raccordement à la canalisation souterraine aboutit à un coffret plombé et hermétique contenant des fusibles inaccessibles par l’abonné. Ces fusibles constituent la dernière protection du raccordement en cas d’avaries graves. Le remplacement de ces fusibles ne peut se faire que par l’intervention d’un agent de la société. Vient ensuite le fameux compteur que personne n’a de difficulté à reconnaître. Ce compteur de consommations mesure les Kvv-H. ou les Hw-H. ; ces deux unités électriques, kilo-watts-heure et hecto-watts-heure sont dans le rapport 10 à 1. Nous verrons plus loin, les renseignements que peut vous fournir votre compteur. Après le compteur , se trouve un coupe- circuit général dont il en existe de nombreuses formes. Le plus répandu est celui à rupture brusque que l’on commande depuis un levier isolé ; il vous permet à volonté d’isoler ou d’alimenter votre installation. A la suite de cet interrupteur général, se trouve sur le tableau deux fusibles généraux qui protègent le compteur et les fusibles de la société . Ces fusibles sont commandés par toute l’installation ; par conséquent, ils devront résister à l’ampérage cumulé de tous vos appareils électriques utilisés simultanément. Par exemple : vous utilisez une machine à laver, un compresseur à air et un sèche linge en même temps. Si toute l’installation était raccordée directement à ces fusibles généraux, la moindre panne aurait pour effet de plonger toute l’habitation dans l’obscurité et rendrait le dépannage plus pénible. Aussi, il est de coutume de diviser l’installation en plusieurs circuits indépendants, commandés chacun au départ par deux fusibles divisionnaires  et réunis en dérivation sur les fusibles généraux . De cette manière si un coupe-circuit intervient quelque part dans l’installation, seuls les fusibles correspondants au circuit entreront en action. Ces derniers répondent donc à une raison pratique. L’ampérage total des fusibles doit être égal à celui des fusibles généraux  sans en dépasser la valeur.

L’emplacement de ces tableaux est généralement déterminé par la société dès la demande de raccordement mais dans tous les cas, il doit rester facilement accessible tandis que son bord supérieur doit être situé à une hauteur du sol comprise entre 1 m. 50 et 2 m. 10. Il ne peut être installé au-dessus d’un évier de cuisine, dans les environs immédiats d’une conduite métallique quelconque, d’un fourneau ou d’un compteur à gaz. Le panneau proprement dit peut être en un matériau isolant quelconque, admis par la société (marbre, bois, asbeste-ciment, ébonite, etc.), mais devra avoir au moins une épaisseur de 20 mm.

Dans les immeubles à logements multiples, les fusibles secteur  sont habituellement installés sur la colonne montante déservant chaque appartement tandis que le tableau de contrôle ne comporte que les différents fusibles et le coupe-circuit. Éventuellement, le compteur voisine avec ce tableau de contrôle et il est monté lui-même sur une dalle indépendante de la première. Si le compteur reste la propriété de la société, la dalle ou tableau est installée aux frais du propriétaire.

Les lectures du compteur.

Le compteur est avant tout un appareil de mesure qui enregistre vos consommations, mais il peut vous fournir bien d’autres renseignements. Les lecteurs s’expriment soit en Kw.-H., soit en Hw.-H. suivant les indications portées sur le compteur. Parfois les chiffres de chaque dizaine se lisent sur de petits cadrans, parfois apparaissent dans des fenêtres. Ce compteur n’étant pas différentiel, les consommations sont cumulées et pour connaître la consommation pendant une période déterminée (entre deux passages de l’agent) il suffit de faire la soustraction des deux lectures correspondantes. Souvenez-vous qu’un Kw.-H. vaut 10 Hw.-H. Le cadran comporte également soit une aiguille rouge, soit un disque rouge tournant horizontalement. Ce dernier dispositif constitue un indicateur de marche, un frein pour le moteur du compteur empêchant ce dernier de s’emballer ainsi qu’un moyen de déterminer la consommation individuelle de chacun de vos appareils d’éclairage ou électro-ménager. En effet, ce voyant rouge se met en mouvement dès que le compteur est traversé par le courant. Or, il existe une relation fixe entre le nombre de tours de ce voyant et la consommation correspondante. Cette relation est généralement indiquée sur le tableau du compteur sous forme de coefficient, par exemple : K = 0,8 wh ou 1250 tours équivalent à 1 Kw.-H. Donc, pour déterminer la consommation effective d’un appareil quelconque branché seul sur l’installation et après l’avoir fait fonctionner pendant un certain temps, vous comptez le nombre de tours du voyant et à l’aide du coefficient d’équivalence indiqué plus haut, vous établissez la consommation de l’appareil en Hw.-H. ou Kw.-H. Si, par exemple, un fer à repasser branché pendant une heure donne 940 révolutions, sa consommation sera pour un K = 0,8 w.- H., 08 x 940 = environ 750 w.-H. ou 7,5 Hw.-H. ou encore 0,75 Kw- H. La même méthode peut être appliquée aux appareils d’éclairage.

Les fusibles.

Ces petits appareils donnent bien souvent du fil à retordre aux ménagères. Il coupe automatiquement le passage du courant dès que l’intensité de celui-ci devient dangereuse pour les conducteurs. En effet, vous devez savoir que tous les conducteurs d’une installation ont une section déterminée en fonction d’un débit ou intensité normale ; lorsque cette intensité grandit outre mesure, il faut craindre la fusion des conducteurs d’où danger d’incendie. Au départ de chaque circuit à protéger, il est installé sur chacun des conducteurs un fusible ou plomb dont la particularité est de fondre dès que l’intensité de passage dépasse une valeur déterminée. En principe, un seul fusible serait nécessaire par circuit mais, par sécurité, il est indispensable d’en prévoir un par conducteur. De cette manière, si pour une raison quelconque, un des deux fusibles ne cède pas, il reste encore le second pour assurer la protection souhaitée.

mise en conformité

Rappelez-vous que d’après une certaine loi de Joule, l’intensité du courant se transforme en énergie calorifique et élève la température du conducteur jusqu’à son point de fusion. Au moment de la rupture qui se fait toujours avec brutalité, le phénomène de Foucault s’ajoute à celui de Joule et il s’ensuit un véritable danger d’incendie. Ceci justifie les soins qu’il faut apporter à l’isolation des fusibles de toute matière inflammable. La protection des circuits par des fusibles adéquats est donc une nécessité car si ces derniers fondent sous une intensité déterminée, ils mettent hors de danger les circuits protégés. Ces fusibles se présentent en pratique sous de nombreuses formes, soit à fiches, soit à bouchon à visser ou sur baïonnette. Tous se repèrent dans les schémas par la représentation.

Il suffit, pour les raccorder, d’interrompre le conducteur entre les deux bornes de l’embase et de ne pas dénuder les isolants en dehors de ces embases. Ces fusibles sont montés sur le tableau, par paires sur une même embase ou sur des embases séparées. Cette dernière solution est encore la meilleure sinon, les deux logements doivent être séparés par une cloison pareflainnies faisant corps avec l’embase . La partie amovible du coupe- circuit renferme le fusible calibré, généralement scellé pour éviter toute propagation d’incendie au moment de sa fusion. Ce fusible proprement dit apparaît dans une fenêtre fermée au mica et d’une seul coup d’œil il vous est possible de déterminer en cas de panne quel est le fusible fondu.

Pour cette raison également, les règlements n’admettent pas qu’un fusible usagé soit rechargé extérieurement (c’est-à-dire entre ses broches) par un fil fusible, calibré ou non. Le fil-fusible calibré, vendu dans le commerce, ne peut être utilisé que sur ces fusibles hermétiques mais pour des raisons commerciales, ces fusibles deviennent de plus en plus rares . Cependant, si en cas de panne vous n’avez pas de fusible neuf sous la main, il vous est toujours possible de recharger l’usagé à l’aide d’un fil calibré et dont vous relierez les deux broches . Les anciens fils de plomb sont actuellement remplacés par des fils d’aluminium, calibrés avec précision et dont nous vous donnons ci-dessous les intensités de service correspondantes.

 

Pour des intensités supérieures, il est toujours plus prudent de remplacer un fusible fondu par un neuf. Dans le cas de fusibles à tabatière, le fil doit être serré dans le sens de serrage des vis de fixation et ce serrage ne sera pas poussé à l’extrême afin de ne pas modifier la section du fil en ses points d’attache. Etiquetez toujours vos fusibles par l’indication des circuits correspondants.

Pour éviter toute confusion dans le remplacement d’un fusible par un autre d’intensité différente, les constructeurs ont mis au point des diamètres de broches  proportionnels à l’ampérage de passage de telle manière que deux fusibles différents ne puissent être intervertis. Donc, dans le cas de renforcement d’un circuit (pour appareils ménagers par exemple), il ne suffit pas de remplacer le fusible par un autre d’intensité plus élevée mais également de remplacer la borne intérieure par une autre de diamètre immédiatement supérieur. Dans une telle transformation, vérifiez si le renforcement proportionnel des fusibles généraux n’est pas nécessaire et si le compteur est toujours capable de fournir les intensités utilisées. De ce qui précède, trois conclusions sont à retenir :

1° N’improvisez jamais le remplacement d’un fusible.

2° Proportionnez les fusibles généraux aux fusibles divisionnaires.

3° Ne renforcez pas un fusible sans vous assurer que le compteur et les fusibles de raccordement sont capables de supporter cette majoration de débit.

 L’outillage d’installation.

Pour l’établissement des différents circuits et le montage des appareils, un outillage de base est indispensable. Il se limite, fort heureusement, à peu de choses pour les travaux courants.

Pour pouvoir dénuder les extrémités des conducteurs, il vous faut disposer soit d’un vieux couteau de ménage, soit d’un canif à lame épaisse. L’affûtage de cet outil ne doit pas être trop poussé. La section des différents conducteurs se fait généralement à l’aide d’une pince courante.

Vous en posséderez deux, l’une du type électricien, l’autre du type radio à branches pointues pour boucler les extrémités de certains conducteurs. Au moins une de ces pinces sera isolée.

Deux tourne-vis seront également indispensables. Le premier, de type moyen servira à la fixation des vis à bois tandis que l’autre de largeur réduite sera utilisé pour la fixation des conducteurs et leur raccordement aux différents appareils. La fixation des canalisations utilise également un marteau moyen tandis que les gros travaux tels que les percements et les entailles dans les cloisons exigent l’emploi d’un marteau lourd (environ 1 kg.).

Rassembler également un perce-mur en acier trempé, un tampon noir genre rawplugg pour les petits percements ainsi qu’une petite truelle pour les réparations aux enduits.

D’autre part, vous devez savoir qu’il existe plusieurs méthodes de montage pour les canalisations électriques, suivant le matériel utilisé. Chacune de ces  méthodes ayant sa technique propre, l’outillage variera quelque peu suivant le cas. Cet outillage particulier sera décrit au moment voulu.

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